La Contremarche a ouvert ses portes le 15 janvier 2020, place Cambernon, à Granville.©B.Croisy - Coll. Ville de Granville
La Contremarche a ouvert ses portes le 15 janvier 2020, place Cambernon, à Granville.©B.Croisy - Coll. Ville de Granville
La Contremarche a ouvert ses portes le 15 janvier 2020, place Cambernon, à Granville.©B.Croisy - Coll. Ville de Granville

L’ouverture de La Contremarche, le 15 janvier dernier, au numéro 9 de la place Cambernon, était très attendue. Le restaurant aux allures de bistrot parisien semble avoir toujours existé… Et pourtant, ses murs n’ont été cédés par la Ville de Granville à la société dirigée par Alain Cordier et Hugo Bailleul que le 20 mars 2018.

En effet, l’immeuble a été vendu dans le cadre du plan de gestion patrimoniale de la commune lancé en 2014 et visant à donner un second souffle aux bâtiments de la collectivité inexploités à leur juste valeur pour des raisons fonctionnelles ou de vétusté. Les dimensions sociétales, économiques et patrimoniales du projet des deux associés leur ont permis de cocher toutes les cases imposées par ce dispositif. Comme souhaité par le conseil municipal, la façade du bâtiment classé dans une zone de protection du patrimoine architectural et urbain de la commune a été conservée et valorisée (lien vers compte-rendu conseil municipal du 16 juin 2015). Le commerce qui contribue à la dynamisation économique du quartier de la Haute Ville emploie six personnes : deux serveurs, trois cuisiniers et un plongeur.

La Contremarche a ouvert ses portes le 15 janvier 2020, place Cambernon, à Granville.blancLa Contremarche a ouvert ses portes le 15 janvier 2020, place Cambernon, à Granville.©B.Croisy - Coll. Ville de Granville

Entre deux services, nous avons rencontré Hugo Bailleul au comptoir de l’établissement déjà réputé.

Comment est née l’envie d’acquérir l’Espace Cambernon pour le transformer en La Contremarche ?

Tout a commencé il y a trois ans et demi lorsque nous avons discuté de l’Espace Cambernon avec mon associé. Nous nous sommes aperçus que nous partagions le désir de développer une activité économique dans le lieu devenu trop vétuste pour accueillir du public. Alain Cordier partageait également mon souhait de valoriser le bâtiment. Il faut dire qu’il a été ancien directeur technique des ateliers Aubert Labansat de Coutances spécialisés dans la rénovation de bâtiments historiques.

L’ouverture d’un restaurant était-elle une évidence ?

Oui !  C’était l’activité qui nous semblait la plus appropriée au lieu.

Que s’est-il passé entre l’idée et la concrétisation ?

Nous avons développé un projet ensemble avant de le défendre devant la Ville de Granville qui nous a tout de suite soutenus. Celle-ci menait, à ce moment-là, une campagne de valorisation de plusieurs bâtiments municipaux. Notre projet répondait naturellement aux trois axes de cette campagne : il avait une dimension sociétale, économique et patrimoniale.

Quelles ont été les étapes après cela ?

Nous avons cherché des financements et confié les travaux à l’architecte de l’atelier ArcenO. Notre but était de remettre le bâtiment dans son temps. Il a été construit en 1827 pour servir de halle à poisson. Il est devenu, en 1840, une école d’hydrographie, puis, en 1941, une bibliothèque municipale. Au transfert de la bibliothèque à l’actuelle médiathèque, en décembre 1992, l’espace Cambernon est devenu un lieu d’expositions et d’accueil d’associations.

Combien de temps ont duré les travaux ?

22 mois. Il y a eu 4 mois d’études et d’appels d’offres et 18 mois de travaux.

Comment avez-vous agencé le restaurant ?

Nous avons recréé des espaces. Je pense notamment au sous-sol qui existait à l’origine mais qui avait été comblé de sable. On a dû faire des reprises sous fondations pour que la hauteur du niveau atteigne 2m40.

Vous avez aussi fait faire un escalier unique… 

Oui ! Il a été dessiné par mon associé et fabriqué par l’entreprise de ferronnerie L’étincelle, basée à Périers. Nous avons essayé de travailler au maximum avec des entreprises locales et françaises.

Rien n’est donc laissé au hasard…

Nous voulions que les gens aient l’impression de rentrer dans un lieu qui a toujours existé. Nous souhaitions créer un établissement dans l’esprit des brasseries authentiques du début du siècle dernier avec les technologies qui nous facilitent le travail aujourd’hui comme le monte-plats.

Justement, qu’y a-t-il au menu ?

Tout est fait maison ! On essaye de travailler au maximum avec des producteurs, des fournisseurs et des commerçants locaux. Nous proposons un menu du jour à 19,50 € (entrée, plat et dessert) le midi, du mardi au vendredi. Le soir, un menu au choix de trois entrées, quatre plats et quatre desserts est proposé à 34 €. Le chef Billy fait également des suggestions tous les samedis midi. La carte se renouvellera au gré des saisons et des produits.

Pratique

La Contremarche

9, place Cambernon, 50 400 Granville

Ouvert du mardi midi au samedi soir

Tél. 02 33 50 31 94

Site internetPage Facebook

Antoine, Billy, Matthieu, Bergamote et Hugo font partie de l’équipe de la Contremarche.

L’établissement compte une soixantaine de couverts.